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[STAR A L'HONNEUR] Eddy Mitchell

Tout ce que vous devez savoir sur Eddy Mitchell !

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Comme il le chante lui-même, c'est indéniablement entre l'Amérique façon Nashville et la France côté Belleville qu'Eddy Mitchell a puisé l'essentiel de son inspiration de chanteur. S'il a souvent eu la tête dans les étoiles du drapeau américain, Mitchell est cependant un artiste bien ancré en France et dont le répertoire renferme quelques perles du patrimoine de la chanson hexagonale.

Biographie: 

Eddy Mitchell naît Claude Moine le 3 juillet 1942 à Paris dans le IXème arrondissement. Son enfance se passe sur les hauteurs de Belleville, quartier populaire de la capitale. Sa mère est employée dans une banque et son père est mécanicien à la RATP (transports parisiens). Claude a une sœur, Gisèle et un frère, Pierre, âgés respectivement de neuf et sept ans de plus que lui.

Son père emmène le jeune Claude très souvent au cinéma et lui permet ainsi de découvrir la magie des films américains et en particulier des westerns, avec les héros d'alors, incarnés par Gary Cooper ou John Wayne.

Ayant obtenu son certificat d'études après quelques années passées au lycée Turgot, il est embauché à la banque du Crédit Lyonnais alors qu'il n'a que quatorze ans. Il devient ensuite coursier pour une compagnie d'assurances. En réalité, il rêve de devenir dessinateur de bandes dessinées.

Chaussettes noires et Gomina

A la fin des années 50, Claude découvre le rock'n'roll, venu des Etats-Unis. Ses principales vedettes s'appellent Bill Haley ou Gene Vincent. A Paris, une salle, ouverte depuis 1956, attire la jeunesse en mal de nouveautés musicales. La légende du Golf Drouot est née. Claude, rapidement surnommé "Schmoll" par ses copains, monte un groupe avec un jeune homme nommé Jean-Pierre Chicheportiche, qui recrute de son côté, deux autres jeunes musiciens. Après quelques répétitions et prestations au Golf Drouot, les voilà à la recherche d'une maison de disques. C'est chez Barclay qu'ils passent leur première audition. Le directeur artistique, Jean Fernandez est enchanté.

En cette fin d'année 60, Claude Moine devient Eddy Mitchell et son groupe, les Chaussettes Noires : le premier en hommage à Eddie Constantine et le second à cause d'une campagne de promotion de chaussettes des Lainières de Roubaix avec qui Eddie Barclay a passé un accord !

Le succès est immédiat. L'année 61 voit la sortie de six 45 tours des Chaussettes Noires et deux millions de disques vendus dont 800.000 exemplaires de "Daniela". En mars 62, Eddy Mitchell est appelé sous les drapeaux. Durant son service militaire, il trouve tout de même le moyen d'enregistrer des titres et de faire des galas avec les Chaussettes Noires. A cette époque, Jean Fernandez envisage une carrière solo

pour Eddy en qui il reconnaît un véritable chanteur. En novembre 62, celui-ci enregistre un 45 tours quatre titres "Mais reviens-moi".

Libéré en août 63 de ses obligations militaires, Eddy Mitchell peut se consacrer complètement à sa carrière solo. Dès le mois d'octobre, il part à Londres enregistrer avec des musiciens anglais (dont le très jeune Jimmy Page, futur Led Zeppelin) de nouveaux titres. Cela donne "Eddy in London", disque de reprises d'Eddy Cochran, Elvis Presley, Gene Vincent et Bill Haley, les héros rock'n'roll du moment. En 64, il enregistre à nouveau et dans les mêmes conditions, un second album intitulé "Panorama".

Le rythme des enregistrements est effréné. Le troisième album solo se nomme assez modestement "Toute la ville en parle, Eddy est en ville" et sort aussi en 64. Il s'agit là sans doute de la première œuvre personnelle du chanteur qui signe maintenant ses propres textes, comme "Toujours un coin qui me rappelle". Il ne faisait auparavant "que" de l'adaptation de textes anglais.

Découvrant après le rock'n'roll, le rhythm'n'blues de James Brown ou d'Otis Redding, ses orientations musicales changent un peu. En 65, le nouvel opus s'appelle "Du rock'n'roll au rhythm'n'blues" avec des titres comme "Si tu n'étais pas mon frère" ou "J'avais deux amis". Les cuivres prennent de plus en plus de place, ce qui convient parfaitement aux prestations scéniques de l'artiste.

Sûrement pas yéyé

En ce milieu des années 60, Eddy Mitchell est déjà un chanteur qui se démarque quelque peu de la production française de l'époque, celle qui se sert de la soupe yéyé pour augmenter son chiffre d'affaire. En 66, il enregistre à Londres "Seul", nouvel album qui contient un futur succès "J'ai oublié de l'oublier", fruit de sa première collaboration (qui ne sera pas la dernière !) avec un musicien de son orchestre, Pierre Papadiamandis mais aussi "Société anonyme" façon personnelle de dénoncer quelque chose qui ne lui plaît pas. La même année, il retourne sur la scène de Bobino qu'il avait déjà investi l'année précédente.

"De Londres à Memphis" date de 1967 et Eddy réalise enfin son rêve : enregistrer en Amérique, berceau du rock, du R&B et de la country. Il en revient avec un nouveau succès "Alice". En mars, il se produit pendant 15 jours à l'Olympia à Paris. À 25 ans, sa carrière semble avoir pris son envol de façon définitive. Pourtant, l'année 68 amorce une période de moindre intérêt public. Seuls les aficionados suivent la sortie des différents albums avec toujours autant de ferveur. Eddy entretient son image de rocker tranquille, fidèle à son propre style.

Les quelques six albums qui sortent entre 68 et 74 ("7 colts pour Schmoll", "Mitchellville", "Rock'n'roll", "Zig-zag", "Dieu bénisse le rock'n'roll", "Ketchup

électrique") n'attirent pas les foules. Même si certains titres sont bien ficelés, le public n'en plébiscite aucun, attiré peut-être par des musiques plus à la mode au début des années 70. En mai et juin 74, Eddy Mitchell anime une émission sur la radio française France Inter, qu'il intitule avec l'humour qu'on lui reconnaît de plus en plus "En attendant que ça se passe".

Nashville toujours

En 1974, Barclay réédite des titres des Chaussettes Noires. Assez curieusement, les ventes de ces disques sont élevées. De là l'idée germe dans la tête du patron de reformer le groupe. Eddy Mitchell refuse catégoriquement et sur ce, s'envole pour Nashville pour un nouvel essai rock. L'enregistrement se fait en compagnie de Charlie Mc Coy, multi-instrumentiste de génie qui rassemble autour de lui une équipe efficace de musiciens du cru. Le tour est joué en moins de vingt-quatre heures.

La carrière solo d'Eddy reprend donc très rapidement avec la sortie de "Rocking in Nashville" qui devient n°1 en France et s'installe en haut des hit-parades pendant plusieurs semaines. Les 45 tours marchent tous très bien : "A crédits et en stéréo", "Bye bye Johnny be good", "C'est un rocker", ...

Après un Olympia mémorable en mai 75, où Mc Coy et ses musiciens sont venus prêter main-forte, un disque live sort chez Barclay (le second après celui sorti en 69). Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, ils repartent tous aux Etats-Unis pour enregistrer un autre album "Made in USA". Nouveau disque d'or en France.

En 76 avec l'adaptation d'un standard américain qui donne "Pas de boogie woogie", Eddy Mitchell crée sa propre maison de production, ne laissant à Barclay que la distribution de ses disques. La même année, il part en tournée de mai à septembre à travers la France.

America America

Nashville est le lieu qui permit à Eddy Mitchell de retrouver le chemin du succès. Fidèle à cette ville accueillante (il en est d'ailleurs citoyen d'honneur), il y retourne et enregistre "Sur la route de Memphis" avec de nouveaux tubes dont "La fille du Motel" et "Sur la route de Memphis", bien entendu. S'il puise son inspiration de l'autre côté de l'Atlantique, il parvient grâce à sa voix chaude, à interpréter les textes en français en rendant avec précision les atmosphères qu'il décrit.

Au rythme d'un album par an et d'un abonnement à Nashville, Eddy concocte en 77 un nouveau cocktail franco-américain : "la Dernière séance", hommage tendre au cinéma de sa jeunesse. Sur cet album, on trouve aussi un autre titre autobiographique, "Et la voix d'Elvis...". La nostalgie commence à pointer son nez dans les chansons de l'artiste. On la retrouvera d'ailleurs plus tard. Le public est toujours au rendez-vous et l'album est à nouveau Disque d'or (cela devient une

habitude !)

Eddy passe au Palais des Sports à Paris pendant une semaine. Nous sommes toujours en 77 et comme pour marquer un peu plus son attachement à la ville américaine bénie, il divise son spectacle en deux parties : l'avant et l'après Nashville. Avec des musiciens et choristes américains, Charlie Mc Coy est encore de la partie. Un double album live donne un aperçu de ce que fut ce concert.

Crooner en pantoufles

Après un nouvel album en 78 "Après minuit" et le succès "Il ne rentre pas ce soir", l'année suivante voit l'enregistrement de "C'est bien fait". Nouveaux tubes en perspective avec "L'important c'est d'aimer bien sa maman" et "Tu peux préparer le café noir". Ses textes rendent compte de tranches de la vie quotidienne, avec tendresse et humour. Rien de révolutionnaire, plutôt une attitude débonnaire qui lui sied parfaitement bien.

La nouvelle décennie s'annonce bien pour celui que l'on surnomme dorénavant avec respect "Monsieur Eddy". Son professionnalisme est reconnu par tous. Il fête d'ailleurs en cette année 1980, ses vingt ans de carrière avec un album intitulé "Happy Birthday". Quelques 500.000 exemplaires sont vendus, emmenés par ce qui reste le plus grand tube d'Eddy Mitchell, "Couleur menthe à l'eau". Après une pause de deux ans, il retourne sur scène à l'Olympia et sort à cette occasion, un triple album live.

Mais c'est le cinéma qui en ce début des années 80, semble intéresser l'artiste. Le réalisateur Bertrand Tavernier lui donne une chance de s'imposer comme un véritable acteur dans le film "Coup de torchon". En 82, son amour pour le 7e art, conduit Eddy Mitchell à présenter et produire sur une chaîne de télévision française, une émission entièrement consacré au cinéma, "La dernière séance".

1982 : "Le Cimetière des éléphants"

En 82, nouveau départ pour les Etats-Unis pour un nouvel enregistrement. Cela donne "le Cimetière des éléphants". Nouveau succès.

Retirant la distribution de ses disques à Barclay, Eddy Mitchell signe un contrat en 83 avec RCA. Les deux premiers albums qui sortent sous ce label sont l'un, une compilation et l'autre une série de titres non retenus lors d'enregistrements précédents. Après un intermède cinématographique ("Attention une femme peut en cacher une autre" de Lautner et "A mort l'arbitre" de Mocky), il faut attendre l'année suivante pour voir la sortie d'un véritable album : "Racines". Sans aucun doute le plus abouti de son œuvre, il reçoit d'ailleurs le prix de l'Académie Charles-Cros. Toujours dans la veine nostalgique, il chante "Nashville ou Belleville" et "Comme quand j'étais môme".

Il partage dorénavant sa vie professionnelle entre cinéma, musique et télévision. Cette diversité d'activité semble parfaitement lui convenir. Passant de l'une à l'autre, il est aussi à l'aise face à des caméras que devant un micro.

En 84, il passe au Palais des Sports à Paris pour vrai show mis en scène par le très imaginatif Jerôme Savary. Un double album live est édité à partir de ce spectacle. En 85, il se retrouve sur la scène du Festival du Printemps de Bourges avec son vieil ami, Johnny Hallydaypour une joyeuse incursion musicale dans les années 60. Le succès est évident.

L'album "Eddy "Paris" Mitchell" augure une nouvelle façon de travailler. Il enregistre pour la première fois depuis longtemps les nouveaux titres à Paris. Il en profite aussi pour faire un duo avec Serge Gainsbourg "Vieille Canaille". Le changement de cap musical se fait sentir et le public n'y adhère pas vraiment, d'où une certaine désaffection.

Abandonnant la production de ses disques, il la confie désormais à Polydor, son nouveau label. Aussitôt fait, il part à Nashville et en 87, sort "Mitchell" tout simplement. Les titres forts sont "La peau d'une autre" et "M'man'. On ne peut oublier de citer non plus "Soixante, soixante-deux" à propos de la guerre d'Algérie. Eddy Mitchell se positionne maintenant comme un crooner à la voix ample et chaude plutôt que comme un rocker, toujours aidé par son complice Pierre Papadiamandis. L'année 89 est quant à elle, bien remplie. En effet outre la sortie d'un nouvel album au titre évocateur "Ici Londres", il part sur les routes avec Johnny Hallyday, Michel Sardou, Jean-Jacques Goldman et Véronique Sanson pour une tournée de soutien aux Restos du Cœur (association caritative initiée par l'acteur Coluche).

1993 : "Rio Grande"

Le cinéma, les concerts (Casino de Paris et Zénith) et les tournées occupent les deux années suivantes. En 93, Eddy Mitchell signe un nouvel album "Rio Grande". Les dix chansons enregistrées à Londres et en Alabama flirtent avec le rhythm'n'blues, le blues et la ballade du crooner. Le public retrouve ici ce qu'il aime chez Eddy, la simplicité et l'efficacité des textes sur des musiques évocatrices des grands espaces américains. Les ventes atteignent d'ailleurs le cap des 500.000 exemplaires. Comme pour donner le change, le chanteur imagine trois séries de concerts sur des thèmes particuliers : formation big-band au Casino de Paris en décembre, version country à l'Olympia en janvier 94, variété au Zénith en février et enfin la quasi-totalité des trois formules, "Tout Eddy" dans la grande salle de Bercy en mars. Cela donne lieu d'ailleurs à la sortie d'albums live de haute qualité.

Entre le tournage du film d'Etienne Chatiliez, "Le bonheur est dans le pré" (95), qui rencontre un grand succès public et pour lequel il obtient un César, et l'écriture d'une série de nouvelles autour du quartier de Belleville "P'tit Claude" (97), Eddy Mitchell repart enregistrer en 96 un nouvel album à Memphis, Nashville et Paris sous la

houlette du producteur Ian Taylor : "Mr Eddy". Les compositions sont signées Papadiamandis comme pour "Un portrait de Norman Rockwell", hommage au peintre américain. En outre, il obtient cette année là l'Oscar 96 de la Chanson française décerné par la Sacem (Société des Auteurs Compositeurs).

Il retourne sur la scène de Bercy en février 97 et enchaîne une tournée importante. En revanche, ce sont des concerts très intimistes et très jazz qu'il donne en mai et juin 98 au Petit Journal Montparnasse à Paris.

1999 : "Les Nouvelles aventures d'Eddy Mitchell"

"Les Nouvelles aventures d'Eddy Mitchell" sortent en octobre 99. Ce nouvel album propose plusieurs couleurs musicales de l'Amérique, directement inspirées par trois villes : Memphis côté rythm'n blues, la Nouvelle Orléans aux accents cajun et rock'n roll et enfin Los Angeles, côté crooner et violons. Un travail dans la continuité tout en reprenant à son compte les tendances actuelles.

Le 21 janvier 2000, Mr Eddy démarre une nouvelle tournée au Zénith de Caen avant d'attaquer une série de cinq concerts à Bercy. Puis, il part sur la route jusqu'à l'été entouré d'une équipe de neuf musiciens et d'un ensemble de douze cordes. A Bercy, cet ensemble devient un orchestre de 38 instruments. Le décor est un hommage à la bande dessinée, autre passion du chanteur.

Malheureusement la tournée est interrompue car il est hospitalisé pour problèmes de santé. Elle ne reprend qu'en juillet. Le 23, Mr Eddy se produit aux Vieilles Charrues à Carhaix en Bretagne. Il faut attendre avril 2001 pour que sorte un enregistrement public "les Nouvelles aventures live". Cette même année, il fête ses quarante ans de carrière.

Le 20 mai 2003, Eddy Mitchell sort un nouvel album, sobrement intitulé "Frenchy". Le chanteur reste fidèle une fois de plus à Pierre Papadiamandis, compositeur de bon nombre de ses succès. Les chansons sont de facture très traditionnelles, dans le plus pur style de Monsieur Eddy : que ce soit le titre "Route 66", premier extrait aux accents country, ou le vrai rock'n'roll de "Faut faire avec moi" ou encore "Au bar du Lutétia", hommage sincère à son ami Gainsbourg. Les Frenchies ne s'y trompent pas puisque cet album se trouve rapidement dans les meilleures places des charts hexagonaux.

À l'automne, Eddy entame une tournée d'une soixantaine de dates, dont l'Olympia du 18 septembre au 5 octobre 2003. Un album live y est enregistré : "Frenchy Tour" sort en CD et DVD en novembre 2004.

2006 : "Jambalaya"

En 2006, c'est du côté de la Louisiane qu'il trouve son inspiration, avec l'album "Jambalaya", du nom d'un plat typique de la cuisine cajun. Bien qu'enregistré à Los Angeles, ce disque à l'ambiance country rock est un hommage à la ville de la Nouvelle-Orléans, ravagée un an plus tôt par l'ouragan Katrina. À la composition, le chanteur retrouve Pierre Papadiamandis et s'adjoint les services de JP Nataf, Art Mengo ou encore Henri Salvador, comme sur le titre "L'amour se trouve au coin de la rue". Côté interprétation, Eddy invite son ami Johnny Hallyday sur le duo "On veut des légendes" et les Américains Little Richard sur la reprise de "Elle est terrible" et Beverly Jo Scott sur "Comme la planète".

L’artiste sillonne la France toute l’année 2007 : il pose micros et guitares au Palais des Sports de Paris du 6 au 17 mars et à l’Olympia du 12 au 19 juin. Le live de ce "Jambalaya Tour" sort le 19 novembre. En décembre, Eddy Mitchell est à l’affiche du western pour enfant "Big City" de Djamel Bensalah.

En 2008, on l’aperçoit pour la première fois au théâtre aux côtés de l’actrice Cécile de France dans la pièce "Le temps des cerises", qu’ils interprètent une centaine de fois au Théâtre de la Madeleine, à Paris, entre janvier et mai, puis en tournée.

Eddy s’attèle ensuite à un disque d’adaptations en français de bandes originales de films américains. Un vrai casse-tête, de son propre aveu, pour négocier les droits avec les avocats ou les héritiers des artistes qu’il désire reprendre. Après un an de batailles, l’album est enregistré en quinze jours et sort finalement en novembre 2009. "Grand écran" comprend quinze titres issus de films hollywoodiens comme "Macadam Cowboy", "Pat Garrett et Billy the kid" ou encore "Walk the Line" et on y entend Eddy Mitchell reprendre en français Roy Orbison, Bob Dylan ou encore Johnny Cash. Avec la jeune chanteuse de jazz, Mélodie Gardot, il interprète aussi en duo la chanson "Over the rainbow", tiré du film "Le Magicien d'Oz".

Le 8 novembre 2009, il annonce dans une émission de télé que sa tournée 2010 sera sa dernière, "par politesse envers le public", et aussi pour consacrer plus de temps au cinéma et à sa société de production télévisuelle.

2010 : "Come back" et dernière tournée

Eddy Mitchell fait coïncider à l'automne 2010, le début de la tournée annoncée comme étant la dernière, avec la sortie de l'album intitulé étonnamment "Come back". La chanson qui donne le nom au disque, explique sa décision de cesser bientôt les concerts ("Je ne vous ferai pas le coup du come-back/des adieux, des regrets"). La plupart des textes sont écrits par ses soins, avec pour la musique la participation de son complice de toujours, Pierre Papadiamandis mais aussi de Michel Ansellem. A noter la chanson "L'esprit grande prairie" signée Alain Souchon et Laurent Voulzy. Dans une ambiance blues rock teintée de country, le chanteur pose une nouvelle fois son regard distancié sur le monde qui l'entoure et la société française actuelle.

Comme annoncé, il démarre sa tournée "Ma dernière séance" en octobre. Il se produit à l'Olympia à guichets fermés entre le 19 octobre et le 6 novembre. Les concerts se poursuivent à travers toute la France jusqu'au 30 avril 2011 et notamment au Palais des Sports de Paris du 26 au 30 avril.

En fait, Eddy Mitchell donne ce qu'il annonce être ses derniers concerts les 3, 4 et 5 septembre à l'Olympia. Ses fans et ses amis viennent applaudir une dernière fois le chanteur sur scène. "Monsieur Eddy" publie dans la foulée un CD/DVD live "Ma dernière séance" qui témoigne de ses dernières prestations.

En mars 2012 paraît une autobiographie, "Il faut rentrer maintenant", sous forme d'entretien avec le journaliste Didier Varrod. On le retrouve aussi dans quelques films, dont "Oncle Charles" d'Etienne Chatiliez ou "Les petits princes" de Vianney Lebasque.

2013 : "Héros"

Mais comme il l'avait dit, Eddy Mitchell n'a pas abandonné les studios de musique. Cette fois, c'est entre Paris et Los Angeles qu'est enregistré ce nouvel album, "Héros", qui sort en octobre 2013. Entre country et soul, les compositions sont confiées majoritairement au fidèle Pierre Papadiamandis alors que lui-même s'occupe des textes. Mais pour faire bonne mesure, le crooner made in Belleville aligne sur ce disque, de grandes pointures de la musique américaine comme le guitariste Steve Cropper, le clavieriste Booker T Jones ou l'harmoniciste Charlie Mc Coy donnant ainsi à ses chansons des sonorités made in America. Le comédien Jean Dujardin clôture l'album en présentant ces légendes de la musique. L'autre invitée de cet album est Nolwenn Leroy avec qui Eddy Mitchell reprend le célèbre titre des Québécois de Beau Dommage, "La complainte du phoque en Alaska".

En janvier 2014, retour au théâtre pour Eddy Mitchell avec "Un singe en hiver", une pièce adaptée du roman d'Antoine Blondin. Il y reprend le rôle que tenait Jean Gabin dans la version filmée par le cinéaste Henri Verneuil en 1962.

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